International

Des drones suisses pour épater Zuckerberg

La «volière» helvétique de drones sera l’une des attractions du salon parisien Viva Technology, du 24 au 26 mai. En présence de Mark Zuckerberg, le patron de Facebook…

Le rapprochement est osé, mais Présence Suisse le fait avec audace. Pour le salon Viva Technology (VivaTech) des nouvelles technologies qui se tiendra à paris du 24 au 26 mai, à l’initiative du groupe Publicis et du quotidien Les Echos, l’organisme chargé de la promotion de la Confédération à l’étranger a juxtaposé de sacrés oiseaux.

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D’un côté: le traditionnel coucou suisse, sorti de son chalet de bois pour dire l’heure avec méthode. De l’autre, une flopée de libellules motorisées, rassemblées dans une «volière suisse» qui promet de faire date. Objectif: valoriser ce laboratoire mondial des drones qu’est devenue la Suisse, et notamment l’EPFL. «Nous montrerons des drones en action, capables d’intervenir sur les théâtres les plus variés, pour tout type de mission», explique Nicolas Bideau, le directeur de Présence Suisse venu, la semaine dernière, présenter cette «maison des drones» unique en son genre. Autre atout helvétique: les «sea bubbles», ces taxis fluviaux volants récemment présentés à Genève, feront partie des stars de VivaTech.

Un savoir-faire «made in Switzerland»

La communication a ses obligations. Pour être repéré à cette grand-messe parisienne numérique et digitale qui accueillera jeudi Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, le pavillon suisse avait besoin d’un fort produit d’appel. C’est chose faite avec les drones, dont l’avantage est de montrer, dans différents domaines, l’excellence du savoir technologique helvétique. Sur le document distribué par Présence Suisse, quatorze domaines d’intervention de ces objets volants automatisés et bien identifiés sont distingués. Des drones entièrement ou partiellement fabriqués en Suisse interviennent dans le domaine du contrôle aérien, de la défense, des grands chantiers d’infrastructures ou, encore, dans les zones de déploiement de l’aide humanitaire. La cartographie par drones est aussi un savoir-faire «made in Switzerland» que la volière parisienne mettra en évidence: une entreprise basée à Genève, Sensefly, a récemment photographié sous toutes les coutures le territoire de l’île tanzanienne de Zanzibar, au large des côtes africaines, pour le compte des autorités locales.

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Qui dit drones dit aussi gouvernance. De nouvelles règles, de nouvelles normes, devront être édictées pour intégrer dans l’espace aérien mondial ces millions de petites bêtes télécommandées qui, dans un avenir proche, transporteront nos cargaisons et nous serviront d’yeux et d’oreilles. Or qui dit gouvernance numérique dit Genève, où les organisations internationales présentes comme l’IUT ou l’OMC sont directement concernées par ce nouveau moyen de transport et de commerce. «La Suisse sera dans le cockpit des drones, d’une façon ou d’une autre», promet un diplomate. La campagne «Home of drones» lancée à VivaTech poursuivra ensuite sa route… aérienne. D’abord à Zurich, ou se tiendra fin juin la réunion internationale du «Drone Innovators Network» du Forum économique mondial, puis au CES de Las Vegas en 2019, aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020 et à l’Exposition universelle de Dubaï en 2020-21.

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