Agriculture

Des drones valaisans pour sulfater les vignes

La start-up valaisanne AgroFly a reçu le Prix Créateurs BCVs mercredi soir à Conthey. Elle développe des engins volants plus précis pour l’épandage des cultures 

La start-up valaisanne AgroFly, basée à Granges, a développé un drone capable de sulfater les vignes et d’autres cultures agricoles. «Il permet de traiter avec des produits phytosanitaires ou biodynamiques les vignes ou les champs, et cela de manière beaucoup plus précise et silencieuse qu’un hélicoptère», estime Frédéric Hemmeler, directeur d’AgroFly, qui a remporté mercredi à Conthey la 8e édition du Prix Créateurs BCVs.

A voir: la vidéo de démonstration, par l'entreprise AgroFly

«Un drone a l’avantage de faire la distinction entre la cible et le terrain car il vole plus près du sol et sa taille est réduite. Environ 85% à 100% du produit atteint ainsi la plante, contre 30% à 40% pour l’épandage par hélicoptère.»

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Une société fondée par un pilote

La jeune société créée par Frédéric Hemmeler, pilote d’hélicoptère de 39 ans, également directeur de la société Fly & Film, qui propose des cours de pilotage de drones, prévoit de finaliser la construction de cinq drones d’ici à la fin de l’année. Ceux-ci seront loués aux agriculteurs et aux vignerons. «Nous allons démarrer nos activités en tant que société de services. Nous les piloterons nous-mêmes. AgroFly est la première entreprise en Europe à avoir obtenu une autorisation officielle pour l’épandage par drone», affirme Frédéric Hemmeler.

Un drone de 40 kilos

La start-up a développé son engin volant en choisissant des châssis sur lesquels a été intégré un système d’épandage. Au final, le drone pèse près de 40 kilos. Plusieurs tests ont déjà été réalisés, notamment avec la multinationale bâloise Syngenta, spécialisée dans l’agrochimie, et l’Université de Geisenheim en Allemagne.

L’engin serait aussi adapté pour une utilisation en milieu urbain, notamment dans les parcs et jardins. Soutenue financièrement par des investisseurs privés, à raison de 1,2 million de francs, la jeune pousse, qui compte cinq collaborateurs, prévoit dans un deuxième temps de vendre ses drones aussi bien en Suisse qu’à étranger. «Nous espérons réaliser un chiffre d’affaires de 3 à 5 millions de francs en 2018», prévoit Frédéric Hemmeler.

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