Tous les fonds de placement durables ne sont pas nécessairement bons pour l’environnement ou la société, affirmait mercredi la Haute Ecole de Lucerne. Cela n’empêche pas ces instruments de gagner en popularité: leurs avoirs ont progressé de 60%, à 316 milliards de francs, au cours des douze derniers mois. Mais les fonds ne sont qu’un des produits financiers pouvant rendre possible la transition écologique. Le développement de ces outils parfois encore peu connus implique de lever certaines contraintes, a avancé pour sa part l’association Swiss Sustainable Finance jeudi.

C’est le grand malentendu de la finance durable. Dans l’esprit du grand public, il semble naturel que les fonds de placement labellisés durables aient un effet positif sur la planète au sens large. Mais en réalité, seuls 30% des 184 fonds thématiques autorisés en Suisse analysés par la Haute Ecole de Lucerne cherchent explicitement à avoir un impact favorable sur l’environnement ou la société.