Depuis le 1er avril 2009, l’indemnité pour réduction du temps de travail peut être perçue pendant 18 mois au total sur une période de deux ans. La durée d’indemnisation est désormais prolongée à 24 mois. L’entreprise qui bénéficie de ce régime sans interruption pendant 24 mois au cours de ces deux ans devra observer un délai d’attente de six mois avant de présenter une nouvelle demande.

Le gouvernement a par ailleurs décidé de maintenir le délai d’attente en vigueur depuis une année. Depuis ce moment, l’employeur ne doit patienter qu’un jour pour toucher ces indemnités, au lieu de deux voire trois comme c’était le cas auparavant.

Le chômage partiel vise à éviter que les entreprises en mal de commandes doivent licencier du personnel. Cette mesure permet, d’une part, d’éviter que les travailleurs concernés ne se retrouvent au chômage et, d’autre part, de conserver leur savoir-faire au sein de leur société.

Vu le fort taux de chômage prévu pour ces deux prochaines années, les services de la ministre de l’économie Doris Leuthard ont estimé nécessaire d’agir vite. L’allongement de la durée de la réduction du temps de travail permet d’enrayer la hausse du nombre des sans- emplois tout en offrant aux entreprises une certaine sécurité de planification. L’assurance chômage est également gagnante, puisque cette solution lui coûte en principe moins cher.