Après Paris et Nice, EasyCar fermera le 30 avril prochain ses portes à Genève. Le personnel du loueur britannique de voitures a reçu un courrier l'informant de cette cessation d'activités. Au total, une dizaine de collaborateurs (six à plein temps et trois à temps partiel), actifs dans les locaux de la société situés à proximité de l'Aéroport international de Genève, sont concernés par cette mesure.

Propriété d'EasyGroup détenu par l'entrepreneur Stelios Haji-Ioannou, EasyCar est depuis plusieurs mois à la recherche de partenaires financiers susceptibles d'appuyer ses activités en Europe. La société a en effet décidé de continuer la location directe de voitures uniquement sur son marché local, la Grande-Bretagne. «Nous avons une expertise plus grande dans notre pays. Nous sommes plus à même d'y communiquer, d'y faire du marketing et d'y gérer du personnel», justifie James Rothnie, directeur de la communication au sein d'EasyGroup. «De plus, nous avons réalisé avec les EasyInternetCafé l'intérêt d'un système de franchise. C'est ce modèle que nous souhaitons répéter dans la location de voitures. L'autre alternative serait la signature de partenariats avec des fournisseurs», précise-t-il.

Deux possibilités se dessinent donc, en résumé. La première implique l'arrivée d'un franchisé prêt à développer localement la marque. Un cas de figure qui ne s'est pas présenté jusqu'à aujourd'hui à Genève. La seconde repose sur l'établissement d'un partenariat avec un concurrent, ce dernier pourrait être aussi bien Hertz que Budget ou Alamo. Dans le cadre de cette deuxième solution, le client continuerait à louer son véhicule via le site Internet d'EasyCar. Il s'adresserait cependant à un autre fournisseur une fois arrivé sur le lieu de location. James Rothnie ne désespère pas d'arriver d'ici à la fin du mois à un accord avec l'un d'entre eux. Ce qui ne signifie pas que les places de travail seraient pour autant préservées. Encore faudrait-il que le partenaire trouvé soit prêt à embaucher le personnel en place.

Actuellement, EasyCar applique l'un ou l'autre de ces systèmes dans quelques pays d'Europe. «Nous travaillons avec un franchisé à Chypre. Et nous avons conclu un partenariat avec des fournisseurs en Espagne et en Grèce», explique James Rothnie. Cette remise en question remet-elle en cause le modèle de location à bas prix, pour l'heure déficitaire, du loueur? «Non, il s'agit juste d'un changement de stratégie. Et, comme pour notre compagnie aérienne, nous avons découvert qu'il faudrait trois à cinq ans avant que nous puissions dégager des bénéfices.»