Aviation

EasyJet affectera un nouvel Airbus A320 à Genève

L’arrivée de l’avion générera 36 emplois. La compagnie aérienne à bas coût a annoncé la mise en place de six nouvelles lignes au départ de la Suisse pour 2017

Malgré le recul du chiffre d’affaires du groupe easyJet de près de 28% en 2016, la compagnie aérienne reste confiante pour 2017 et prévoit une croissance de plus de 8%. «Le fait que l’an dernier nous ayons pu dégager un bénéfice et gagner plus d’un million de passagers depuis et vers la Suisse, nous a donné confiance pour investir», a déclaré mardi Thomas Haagensen, directeur commercial d’easyJet pour l’europe du nord, lors d’une conférence de presse. Cette année, le groupe britannique a prévu une enveloppe de 650 millions de livres sterling, soit plus de 800 millions de francs, à cet effet.

Et la Suisse va en profiter avec l’achat d’un 14e avion pour une valeur d’environ 50 millions de francs. Basé à Genève, il fera son premier envol le 5 mai prochain. Sa venue permettra la création de 230 000 sièges supplémentaires, 36 nouveaux emplois directs et environ 300 postes indirects. Il effectuera notamment la ligne vers Tivat, Monténégro, qui sera inaugurée le 1er juillet.

Renouvellement de la flotte

En plus de cette acquisition, easyJet Suisse a prévu de remplacer sa flotte. L’ensemble des A319 vont être réaménagés d’ici fin mars pour accueillir 30 sièges de plus. Et dès le mois de juin, le groupe recevra son premier Airbus A320Neo, sur les 130 commandés. Moins gourmand en carburant, il est capable d’assurer des vols transatlantiques.

Pourtant, ceux-ci ne sont pas au programme: «Ce n’est absolument pas à l’ordre du jour, répond Thomas Haagensen. Il y a sûrement un marché à prendre dans le moyen et long courrier mais il reste tellement à faire dans le court courrier que nous préférons consolider notre position dans ce secteur.»

Aujourd’hui, l’entreprise offre 76 routes depuis l’aéroport de Genève et 56 depuis Bâle. En plus d’avoir ajouté six routes (Genève-Tivat; Bâle-Biarritz,-Dubrovnik; Zurich-Naples,-Nice,-Venise), le groupe prévoit de se focaliser sur la fréquence des vols directs, les horaires et les prix. Mais aussi de continuer un marketing de proximité avec ses clients, comme avec le concours dans les gares de Genève et Bâle, en septembre dernier, pour gagner un voyage avec un départ immédiat. «Cela a très bien fonctionné et c’était beaucoup plus fun qu’un tirage au sort classique», précise Thomas Haagensen.

Avec 24% des parts de marchés en Suisse, easyJet est la deuxième compagnie aérienne du pays, derrière Swiss. «Il y a une très forte pression et avec un marché très fragmenté, nous devons en permanence réévaluer nos offres, précise-t-il. Mais nous représentons une alternative entre 20 et 30% moins cher que nos concurrents. Donc nous sommes très confiants.»


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