Des «e-baguettes» contre l’intoxication alimentaire

Ce n’est pas avec son Baidu Eye, le concurrent direct des Google Glass, que le numéro un chinois des moteurs de recherche, Baidu, a créé la surprise, hier (mercredi). Le géant qui gère la grande majorité des requêtes sur le Web chinois a créé l’événement en présentant des baguettes intelligentes censées permettre à ceux qui mangeront avec elles de détecter certaines substances toxiques dans la nourriture.

A ce stade, ces outils au design élégant sont capables d’analyser la qualité de l’huile des aliments. Les données sont ensuite envoyées sur le téléphone portable de l’utilisateur, tandis qu’un témoin lumineux, sur la baguette elle-même, s’allume en cas de risque avéré.

Baidu, qui s’est dit en passe de lancer la production de masse de ces baguettes, prévoit par ailleurs d’affiner le produit, afin qu’il soit capable rapidement de détecter d’autres risques alimentaires. S’il reste à convaincre qu’un outil de ce type est réellement efficace et simple d’utilisation, il ne fait pas de doute qu’il répond à une demande en Chine, où les scandales alimentaires sont récurrents.

Récemment, une vaste affaire d’huile usagée revendue dans les restaurants a notamment traumatisé le pays.

Pékin s’en prend aux séries étrangères sur les sites de streaming

Ayant déjà fortement limité la diffusion de séries ou de films étrangers sur les chaînes de télévision chinoises, Pékin semble déterminé à faire de même sur Internet. D’après une information du Wall Street Journal, les autorités centrales chinoises s’apprêteraient à édicter une règle obligeant les grands portails internet du pays à ne pas dépasser de 30% de contenu d’origine étrangère.

Si les détails de ce projet sont encore inconnus – on ignore en particulier si ce chiffre fait référence au nombre de programmes ou d’épisodes –, la tonalité est donnée. Elle est dans la droite ligne des mesures prises par Pékin au plan des industries culturelles ces dernières années. Au printemps dernier, notamment, quatre séries étrangères avaient été retirées des sites de streaming chinois («The Big Bang Theory», «The Good Wife», «NCIS» et «The Practice»).

De telles limitations en disent long sur la direction prise par la Chine au plan idéologique. Le pays multiplie les initiatives pour éloigner l’influence étrangère, soupçonnée d’être porteuse de valeurs potentiellement déstabilisatrices pour le régime autoritaire. Dans les universités, les centres de recherche ou les médias, Pékin a fait passer des consignes très claires afin de remettre au goût du jour la pensée marxiste et l’enseignement des valeurs du Parti.

Le fonds d’investissement chinois s’intéresse aux banques européennes

Au moment où la finance chinoise donne des signes d’essoufflement, du fait de l’accumulation de surcapacités dans l’économie, les autorités du pays se remettent à lorgner sur les banques étrangères. C’est en tout cas ce que semble laisser entendre Li Jiange, le vice-président de Central Huijin, l’entité du fonds souverain chinois (CIC) qui est traditionnellement chargée d’investir à l’intérieur de la Chine.

«Pour ce qui concerne les investissements en Chine, l’efficacité et le retour sur investissement ont diminué», a-t-il reconnu lors d’un forum financier en Allemagne. Avant de poursuivre: «Si nous pouvons nous développer à l’étranger, alors nous sommes particulièrement intéressés par les banques européennes», précisant qu’il visait des projets «rentables».

C’est que l’autre branche du fonds souverain chinois, CIC, chargée d’investir à l’étranger, s’est illustrée, à ses débuts, par de très mauvais investissements dans des institutions financières étrangères. En 2007, elle avait massivement acheté des titres de grands fonds et groupes financiers américains, avant que leur valeur ne s’effondre sous le coup de la crise.

Cette fois, c’est donc Central Huijin, une entité spécialisée dans les investissements financiers en interne, qui gère notamment les parts de l’Etat dans les banques chinoises, qui pourrait se tourner vers le grand large.

La croissance sud-coréenne décélère

Revoyant ses premières estimations, la banque centrale sud-coréenne a indiqué, ce matin, que la croissance du pays avait ralenti plus qu’elle ne l’avait initialement calculé au fil du second trimestre. Le PIB n’aura progressé que de 0,5% par rapport au premier trimestre, et non à un rythme de 0,6% comme elle l’avait annoncé en juillet.

En glissement annuel, cette hausse de l’activité aura atteint 3,5%, très en retrait des 3,9% mesurés sur la période allant de janvier à mars. Si les exportations se sont bien tenues et ont été particulièrement dynamiques dans les secteurs de la chimie et de l’électronique, la demande intérieure apparaît toujours déprimée. Les dépenses privées ont diminué de 0,3%, marquant la première contraction en glissement trimestriel depuis le premier trimestre de 2013.

Les analystes qui ont récemment revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’ensemble de 2014 estiment que la santé économique du pays se jouera dans les prochains mois sur la capacité de l’exécutif à déployer efficacement le plan de soutien à la consommation qu’il a concocté en juillet.