Septante scientifiques et industriels suisses ont fait le voyage à Stock­holm en fin de semaine passée pour participer au forum «Swedish-Swiss Innovation and Cleantech», organisé conjointement par le Secrétariat d’Etat à l’économie, le Secrétariat d’Etat à l’éducation et à la recherche (SER) et l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT). Cette manifestation, à laquelle nous avons été invités, a pour objectif d’échanger des points de vue sur l’état de la recherche et de créer des partenariats pour mieux conquérir de nouveaux marchés. Les deux pays ont présenté leurs problématiques en matière d’énergie, de bâtiments et de transports. Des similarités existent entre les deux pays, notamment au niveau de la recherche. La Suède puise également son énergie de l’hydraulique et du nucléaire mais a toutefois résolu la question du stockage de ses déchets nucléaires. Pionnière en matière d’écologie et s’appuyant sur un cadre législatif beaucoup plus fort, la Suède compte près de 5000 sociétés dans le domaine des technologies propres, totalisant près de 40 000 emplois. «Leur système, très intéressant, permet d’augmenter le nombre start-up», note Ursula Renold, directrice de l’OFFT. Les grandes entreprises, à l’exemple d’ABB, Ericsson, AstraZeneca, les villes et Vinova (organisme étatique) travaillent main dans la main et investissent dans vingt branches technologiques prédéfinies. Ce modèle permettrait de mieux transformer le savoir en produit.