Un constat s’impose: le monde académique est décalé par rapport aux besoins et réalités de l’économie et de la société. Il n’a pas suffisamment tiré les leçons de la crise financière de 2007-2008 et fait preuve d’une grande discrétion face aux scandales financiers à répétition. Il relève pourtant de sa responsabilité d’analyser ces problèmes et d’argumenter de manière objective. Pour que la liberté académique ne reste pas lettre morte, ne soit pas qu’un beau principe affiché sur le fronton des universités, elle doit être régulièrement exercée, pratiquée par les membres du corps professoral.

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