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Economie romande. Allo Boissons poursuit sa stratégie d'acquisitions

La PME fribourgeoise se renforce dans les vins en s'emparant de La Petite Cave.

Allo Boissons a décidément soif d'acquisitions. Après avoir repris Casadrink en 2002 (ex-Feldschlössen Carlsberg) et Sherpa services en 2004, la société familiale de Granges-Paccot (FR) vient d'annoncer la reprise de La Petite Cave à Givisiez. Le montant du rachat, entièrement autofinancé, n'a pas été dévoilé. «Cette société était spécialisée dans le vin et en reprenant ses cinq collaborateurs qualifiés, comme des œnologues, nous nous développons dans un secteur porteur, dans lequel nous sommes déjà présents avec Les Vins Jules Gex», explique Freddy Quartenoud, président du conseil d'administration.

L'an dernier, la PME fribourgeoise, qui emploie 120 collaborateurs, a réalisé un chiffre d'affaires de 50 millions de francs, dont 12 millions dans les vins. La croissance a atteint 14% (11% pour les vins). «C'est un résultat remarquable, estime le dirigeant, car il faut savoir que ce marché est en stagnation.» Ainsi, plus de 100000 livraisons auprès de 25000 clients ont été réalisées en 2007.

Allo Boissons mise beaucoup sur son statut d'indépendant, qui lui permet de n'être liée à aucune marque. «C'est notre chance face aux brasseurs qui sont beaucoup plus puissants mais qui imposent leurs produits», poursuit Freddy Quartenoud.

Succession assurée

L'entreprise n'a pas une volonté d'expansion alémanique marquée. «Nous avons certains clients qui souhaitent être livrés sur tout le territoire suisse, comme UBS ou les cinémas Pathé et nous répondons à leur demande.» En revanche, le président ne cache pas son envie de poursuivre les acquisitions en Suisse romande, pour gagner des volumes. «Toujours dans une croissance modérée, précise-t-il. Nous avons deux ou trois sociétés en vue.» Il n'en dévoilera pas plus.

Malgré un riche passé, le patron et son épouse se tournent plutôt vers l'avenir. Et préparent déjà la succession. Ainsi, un de leur fils, François, intégrera la société au mois de juin pour reprendre, petit à petit, le flambeau. «C'est une sécurité pour les collaborateurs, les clients et les fournisseurs. Et moi, je devrai faire un effort pour laisser ma place», confie Freddy Quartenoud.

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