Golay Buchel a redressé la barre. Après une perte de 17 millions (9 millions à périmètre comparable) de francs en 2004, le groupe lausannois, qui commercialise perles, bijoux et pierres précieuses, affiche un bénéfice de 300000 francs l'an dernier. Le chiffre d'affaires est resté stable (à 136,3 millions de francs). Le groupe n'a plus l'intention de se diversifier et mise sur ses deux secteurs clés que sont la perle et les pierres pour la bijouterie. Son patron, Rodolphe von Gunten, se montre très prudent sur les perspectives de la société, fondée en 1887 et qui emploie 910 personnes dans le monde.

Le Temps: La restructuration de Golay est-elle achevée?

Rodolphe von Gunten: Oui. Après le profond remaniement auquel nous avons procédé avec la vente de la division commerce de détail, le groupe peut désormais concentrer ses efforts sur ses métiers d'origine, soit la perle et les pierres pour la bijouterie. Des activités dans lesquelles nous avons une expérience de respectivement quatre-vingts et septante ans.

- Quels sont vos objectifs pour l'année en cours?

- Dans un contexte concurrentiel très âpre, notre savoir-faire considérable et les réseaux établis de longue date permettront d'augmenter nos parts de marché et d'améliorer nos résultats. Même si la demande est très forte, nous ne donnons pas de perspectives chiffrées. Pour nous, il s'agira d'une année de consolidation.

- Votre cash-flow est à nouveau positif. Avez-vous des projets quant à son allocation?

- Golay souhaite diminuer sa dépendance financière. En clair, nous désirons réduire à néant notre endettement à moyen terme, qui se monte actuellement à 30 millions de francs. Par contre, nous n'envisageons aucune acquisition, même ciblée. La société a tiré les leçons de l'expérience Oro Vivo.