Quinze ans que Soda-Club s'est implanté en Suisse. Basée à Vevey, la PME aux mains d'un groupe israélien a connu des hauts et des bas. En 2002-2003, c'est l'apogée: près d'un ménage helvétique sur trois possédait un Soda-Club, ce système qui permet de gazéifier à domicile l'eau du robinet. «Puis la marque s'est endormie», reconnaît Edgard Lauris, chef des ventes et du marketing depuis l'été passé. Ce dernier, avec le nouveau directeur, Aaron A. Husy, a une mission claire mais ambitieuse: doubler le taux de pénétration, qui se situe à 25% aujourd'hui.

Pour cela, les nouveaux dirigeants misent sur les éléments confort et développement de la conscience écologique des citoyens. En effet, avec un prix moyen situé entre une eau premier prix et une eau de marque dans les grandes surfaces, l'argument économique n'est pas suffisant. «En revanche, le transport des boissons en bouteille est un non-sens écologique, estime Edgard Lauris. Surtout avec la qualité de l'eau du robinet que nous connaissons en Suisse.»

Grâce à un réseau de 3500 points de vente et d'échange des cylindres de gaz carbonique, SodaClub veut assurer la plus grande disponibilité du produit. «C'est pourquoi nous travaillons encore au développement des stations-service», poursuit le responsable des ventes. La logistique est quant à elle assurée par l'entreprise jurassienne Gefco, à Fahy, qui livre tout le pays dans les 48 heures.

Alors que l'exercice 2007 n'a pas pu être sauvé en termes de résultats, Soda-Club veut renouer avec la croissance cette année. «Cela s'annonce très bien, même si la saison estivale est déterminante dans notre secteur d'activité», relève Edgard Lauris, dont les plans budgétaires tablent sur une progression à deux chiffres (entre 10 et 20%). La PME, qui emploie 23 collaborateurs, a lancé en début d'année mysodaclub.ch, une plateforme web qui compte déjà plusieurs milliers de membres.

Pour relancer la marque, Soda-Club proposera cet été une série limitée avec trois nouveaux arômes. L'entreprise mise également sur sa «Pure», un modèle haut de gamme lancé en octobre dernier en Suisse, dont le design a été récompensé par le Red Hot Design Award 2008, avec mention honorable, un prix international reconnu dans le monde du design. «Si les Allemands sont particulièrement sensibles au prix et à l'environnement, l'esthétique et la qualité des produits restent déterminantes pour les Suisses», conclut Edgard Lauris.