Le premier salon de l'art accessible de Genève (AAG) est né de l'observation d'un «paradoxe», expliquent ses fondatrices, Jo Morris et Tiziana Manca.

Si l'art contemporain est un investissement à la mode pour les grandes fortunes qui font régulièrement exploser la cote de certains artistes, cet engouement a pu engendrer une frilosité de la part du grand public «dérouté et intimidé».

En joignant leurs compétences d'organisatrice de congrès et de coach pour artistes, Jo Morris et Tiziana Manca se sont mis en tête de contrer ce phénomène en créant un salon dédié à l'art contemporain accessible, où les œuvres d'une soixantaine de galeristes - sculptures, peintures et installations - seront proposées à moins de 10000 francs.

«Dans le monde anglo-saxon, cette tendance existe depuis 10 ans déjà, expliquent les deux fondatrices. Cela démontre une réelle volonté du secteur de réconcilier l'art contemporain, souvent considéré comme trop élitiste, avec le grand public.»

Le salon, qui se tiendra du 11 au 13 septembre au Théâtre Pitoëff, rassemblera des marchands d'art et des artistes venus de Suisse, de Savoie, de la région Rhône-Alpes, d'Italie et d'Afrique du Sud.

Les fondatrices de l'AAG ont prévu d'exporter leur concept en organisant une manifestation de plus grande envergure qui aura lieu à Milan en novembre. Munich, Monaco et Bombay pourraient suivre.