Un dénominateur commun: le métal. Outre la gestion administrative et financière, c'est à peu près tout ce qui unit les deux divisions de Zwahlen & Mayr (ZM). D'un côté, l'entreprise d'Aigle (VD) est active dans les constructions métalliques d'envergure. De l'autre, elle excelle dans la production de tubes en inox. Chaque unité emploie environ 150 collaborateurs.

Au fil des ans, la spécialité des tubes a gagné en importance pour surpasser la construction en termes de chiffre d'affaires, puisque les tubes ont généré des ventes de plus de 60 millions de francs l'an dernier, contre 37,5 millions pour l'autre division. «Même si cette diversification fut quelque peu accidentelle au cours de l'histoire, ces deux piliers qui soutiennent ZM permettent d'assurer un certain équilibre», estime Philippe Pot, président du conseil d'administration de l'entreprise, en mains du groupe italien Sitindustrie et coté à la Bourse de Zurich. Pas question de scinder ces activités.

Souvent, les vastes terrains de ZM encore non bâtis à la périphérie aiglonne suscitent la convoitise de la commune ou d'autres sociétés. Mais vendre n'est pas à l'ordre du jour. «Pour l'heure, nous avons l'objectif de rendre l'outil plus performant, poursuit le président. Mais il faut se garder de la réserve pour le jour où l'on voudrait croître.»

Zwahlen & Mayr prouve chaque jour que l'industrie lourde n'est pas morte en Suisse. Elle a annoncé mercredi sa participation au plus grand projet mondial dans le domaine de la production de gaz naturel liquéfié au Qatar, emmené par Shell. Soit un contrat gargantuesque pour ZM, de plus de 8 millions de dollars (9 millions de francs).

Quelques dizaines de mètres plus loin, le groupe réalise chaque semaine une immense pièce qui servira de tribune au futur Stade de Reims. Visite guidée des halles.