Comme membre fondateur de Good Planet, la fondation écologique de Yann Arthus-Bertrand, Thierry Lombard connaît les projets du photographe français. Le banquier attire notamment notre attention sur le film inédit qui sera montré aux participants de la prochaine Conférence sur le changement climatique de l’ONU à Copenhague (7-18 décembre). Ces témoignages filmés dans une douzaine de pays poursuivent l’action «6 milliards d’autres» de Good Planet. La fondation envoie des équipes de réalisateurs dans le monde entier pour interviewer des personnes sur leurs peurs, leurs rêves, leurs épreuves et leurs espoirs. Plus de 5000 témoignages ont déjà été recueillis. Ils sont réunis pour l’heure sur 20 films (30 heures au total) montrés dans des expositions itinérantes ou sur le site du projet de Yann Arthus-Bertrand (www.6milliardsdautres.org), en l’occurrence soutenu par la banque BNP Paribas.

Le nouveau film, qui sera aussi proposé dans le pavillon de l’ONU à l’Exposition universelle de Shanghai en 2010, égrène les témoignages des personnes qui souffrent d’une manière ou d’une autre du changement climatique. Des scientifiques locaux sont aussi interrogés, ainsi que des sceptiques du réchauffement global. Les équipes de «6 milliards d’autres» se sont rendues ou s’apprêtent à se rendre dans des zones de désertification (Sahel, Chine), de sécheresse (Australie du Sud), de fonte de glaciers (Pérou), de destructions côtières (Bangladesh), de menaces de montée des eaux (Maldives) ou d’avancées d’insectes nuisibles (Ethiopie).

«Nous partons en août dans la grande zone agricole du bassin des rivières Murray et Darling en Australie, remarque Baptiste Rouget-Luchaire, coréalisateur du projet «6 milliards d’autres». Cette zone victime de la sécheresse a valeur d’exemple: jusqu’à un récent changement de gouvernement, l’Australie ne voulait pas ratifier les accords de Kyoto. Avec les Etats-Unis, le pays formait un bloc résistant à l’idée de réchauffement climatique. L’Inde et la Chine tiraient parti de l’exemple de ce bloc pour ne rien faire. Heureusement, la situation a changé.»