Edipresse Suisse supprime une centaine de postes sur 1124 équivalents plein temps. Le groupe de presse doit baisser son niveau de coûts, indique-t-il vendredi dans un communiqué.

A fin septembre, Edipresse a perdu 25% de revenus publicitaires par rapport à 2008 et aucune amélioration n’est en vue pour la fin de l’année, explique Serge Reymond, directeur général d’Edipresse Suisse. «Il est donc impératif que l’entreprise baisse encore ses coûts».

Transparence

La répartition des suppressions de postes est la suivante: 30 dans les rédactions, 50 à l’imprimerie à Bussigny (VD) et 20 dans les services de production. «Nous avons une vraie volonté de trouver les solutions les meilleures, adaptées à chaque type de métier. Nous aurons un dialogue franc, ouvert et transparent», avec le personnel. Un plan social est prévu.

«On fait face à une situation dramatique», a poursuivi Serge Reymond. «Tous les secteurs sont touchés, et nous aurons la même philosophie afin de rationaliser les processus». «L’objectif est d’alléger sans toucher à la qualité des produits».

A négocier

Les discussions vont maintenant s’ouvrir avec les partenaires. On ne sait pas combien de personnes seront touchées: il y aura des licenciements, mais des retraites anticipées, des réductions d’horaires de travail sont par exemple aussi possibles, a indiqué le service de presse du groupe.

Impressum a fait part de son indignation après l’annonce des décisions prises par Edipresse Suisse. Le syndicat affirme que la qualité du contenu des journaux est menacée par ces coupes. Il va négocier pour diminuer les licenciements.

Edipresse représente environ 200 titres de presse écrite, quotidiens et magazines, et de sites internet, en Suisse et dans le monde. La moitié de ses 3000 employés sont basés à l’étranger . Son siège est à Lausanne.