1907: Au commencement était la Feuille d’Avis de Lausanne. Ce journal, ancêtre de l’actuel 24 heures, a été fondé en 1762 dejà. Mais c’est en 1907 que se crée autour de lui la Société de la Feuille d’Avis et des Imprimeries Réunies qui donnera bien plus tard naissance à la société Edipresse. Une fois créé, par trois imprimeurs de la place, la nouvelle société s’installe très tôt à l’avenue de la gare à Lausanne, dès 1911, où elle se trouve toujours. Dès 1912, la Tribune de Lausanne, ancêtre du Matin, fait officiellement partie du groupe en construction.

1925: Création de la société de participation Lousonna S.A. Cette dernière acquièrt La Société de la Feuille d’Avis de Lausanne et des imprimeries Réunies, ainsi que la Tribune de Lausanne SA.

1964: En pleine exposition nationale, les employés de la Société de la Feuille d’Avis de Lausanne et des imprieries réunies, entrent dans «la Tour», dite aujourd’hui «la tour Edipresse», à l’avenue de la gare, à l’endroit même où se trouvaient le premier bâtiment du groupe.

1972: La Feuille d’Avis de Lausanne devient 24 heures et la Tribune de Lausanne devient la Tribune-Le Matin.

1982: Le groupe Lousonna vend ses participations dans le secteur de la presse. 24 heures- imprimeries réunies SA, Tribune Le Matin SA sont rachetés par Marc et Pierre Lamunière (Edipresse SA).

1988: Edipresse SA prend la forme d’une holding sous la dénomination de Groupe Edipresse. Dès le début des années 1990, le groupe acquiert de nombreux périodiques à l’étranger. D’abord en Espagne et au Portugal puis en Europe de l’Est (Pologne, Roumanie), mais également en Grèce et au Mexique.

2009: Aujourd’hui, le groupe Edipresse edite plus de 200 magazines, quotidiens et sites internet en Europe (Suisse, France, Espagne, Pologne, Roumanie, Russie et Ukraine) et en Asie (Chine - Hong Kong et Macao - Singapour, Philippines, Taïwan, Malaisie et Thaïlande). Le nombre de collaborateurs au total est de 3000, dont la moitié travaille à l’étranger.

Famille Lamunière: Deuxième génération déjà au sein du groupe, Marc Lamunière est considéré comme la figure tutélaire de la société. C’est lui qui a ancré le groupe en Suisse romande. «Nous développions ce que nous avions, on ne pratiquait pas d’acquisition. Quant à l’étranger, cela n’existait tout simplement pas. C’était une autre époque...», se souvient Marc Lamunière, contacté ce mardi par Le Temps. C’est son fils, Pierre Lamunière, devenu directeur général en 1986, qui va passer les frontières et propulser le groupe sur les marchés étrangers dès le début des années 1990.