Il y a toujours quelque chose de fascinant à lire des histoires d’escrocs. Qu’est-ce qui les motive? Comment leur charme agit sur des gens qui ne devraient pas les croire aussi facilement? Comment pensent-ils s’en sortir dans leur flot de mensonges et de compromissions? Le livre Bad Blood de John Carreyrou raconte le parcours d’Elizabeth Holmes, manipulatrice hors norme. Elle n’a pas atteint le niveau de Bernard Madoff qui avait terrassé Wall Street. Mais tout de même: avec Theranos, la jeune entrepreneuse a créé un monstre au cœur de la Silicon Valley. Monstre qui finira par lui échapper et engloutir un milliard de dollars du côté des investisseurs avec, pour conséquence, le risque d’une condamnation à 20 ans de prison pour Elizabeth Holmes.

Theranos, c’était une promesse: faire avec une simple goutte de sang récupérée sur le bout du doigt des dizaines, voire des centaines d’examens médicaux en quelques minutes. Le tout grâce à un petit boîtier génial destiné à équiper chaque maison. Theranos devait amener en termes de santé ce qu’Apple nous a apporté en termes de loisirs.