Les employés qui n’enregistrent pas leurs heures de travail sont ceux qui travaillent le plus. N’en déplaisent aux mauvaises langues qui affirmeraient que les dérogations à l’obligation de pointer incitent à faire le minimum. Ces dispositions, introduites en 2016, autorisent certains travailleurs à renoncer complètement ou partiellement à l’enregistrement de leur temps de travail.

Car les chiffres, communiqués dans une étude réalisée par l’Université de Genève et mandatée par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), sont clairs: les travailleurs qui ont renoncé à noter leurs heures travaillent 45,6 heures en moyenne, contre 41,8 heures pour ceux qui bénéficient de l’enregistrement simplifié – ils ne pointent pas mais communiquent un total quotidien – et 39,6 heures dans le cas d’un enregistrement systématique.