«On ne peut imaginer un homme verser 15 millions de francs par amitié, sans attendre de contrepartie. Où alors, on voudrait tous un ami comme lui!» Mardi, au deuxième jour du procès Tissot et CK Watch qui se tient devant le Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz (NE), le Ministère public ne s’est guère montré convaincu par les explications données la veille par les trois prévenus accusés de gestion déloyale aggravée au détriment de Swatch Group. La procureure, Vanessa Guizzetti Piccirilli, a requis des peines d’emprisonnement de 2 à 4 ans, assorties ou non de sursis. Prescrites, les infractions de blanchiment et de corruption ne peuvent être retenues.