L’heure n’est plus du tout aux expériences non rentables sur le Web. La preuve avec la décision de Microsoft de fermer son encyclopédie en ligne Encarta au 31 octobre prochain. La firme de Steve Ballmer ne le reconnaît pas explicitement, mais c’est bien sûr l’immense succès de Wikipédia qui a eu raison d’Encarta. Lancée en 1993, disponible d’abord en DVD, l’encyclopédie était accessible en échange d’un abonnement.

Mais face à la puissance de Wikipédia, Microsoft n’a eu d’autre choix que de prendre cette décision. En anglais, Wikipédia propose 2,7 millions d’articles, Encarta 42 000 et Knol, le projet de Google, plus de 100 000. A l’inverse de ses deux principaux concurrents, Encarta n’a jamais permis aux internautes d’ajouter ou de modifier librement du contenu. Il était possible de suggérer des ajouts, mais ils devaient ensuite être validés par des éditeurs. La création d’une nouvelle entrée était impossible.

Google poursuit l’exploitation de Knol, mais son avenir semble incertain. Ces dernières semaines, la firme de Mountain View a supprimé une dizaine de services peu utilisés, et il est possible que Knol passe à son tour à la trappe. De son côté, Microsoft vient de prendre la décision de stopper le développement de «Train Simulator», son jeu de simulation de train très prisé par un nombre réduit d’amateurs.