Le parlement a trois jours pour assurer un avenir énergétique renouvelable à la Suisse
Comment les barrages, le solaire et l’éolien remplaceront-ils l’atome? Le Conseil national entame quatorze heures de débats pour voter des mesures qui permettront au pays de surmonter l’arrêt programmé des centrales nucléaires
La Suisse a choisi en 2017 de se passer du nucléaire. «Aujourd’hui, il s’agit de donner au pays les moyens de ce que le peuple avait alors voté.» Avec un tel résumé par le conseiller national socialiste vaudois Roger Nordmann, on comprend que les quatorze heures de débat qui s’ouvrent ce lundi au Conseil national ne seront pas de trop. Cette «loi fédérale sur l’approvisionnement en électricité sûr reposant sur des énergies renouvelables» est le gros morceau de cette troisième et dernière semaine de session de printemps 2023. Elle est d’une importance cardinale, dans un contexte géopolitique qui a remis les questions énergétiques au premier plan.
Trois jours de débats sont agendés, à la sortie desquels «la Suisse devra avoir assuré son avenir énergétique de manière plus renouvelable» qu’aujourd’hui, selon les vœux de la Verte genevoise, Delphine Klopfenstein Broggini. «Nous devons nous renforcer pour être moins vulnérables et moins dépendants de l’étranger», renchérit Jacques Bourgeois. Le PLR fribourgeois, comme président de la Commission de l’environnement et de l’énergie (Ceate), a œuvré afin que ce grand geste politique puisse être complété durant cette législature finissante.