«La Suisse est un excellent pays pour faire des affaires, mais pas pour créer une entreprise», affirme une étude menée par l'IMD et les HEC de Lausanne avec l'Université de Saint-Gall, inscrite dans l'enquête «Global entrepreneurship monitor» et réalisée par Georges Haour et Benoît F. Leleux.

Les politiques menées par le gouvernement fédéral «répondent trop lentement aux besoins des entrepreneurs», estime le panel consulté par les auteurs, alors même que le système de formation est «de haut niveau». Avec une part d'entrepreneurs de 7,13% des actifs, la Suisse est certes dans la moyenne de l'OCDE, mais bien en dessous des Etats-Unis (10,5%) et même de l'Union européenne, Irlande (9,1%) non comprise. Les créateurs d'entreprise helvétiques sont plutôt des hommes de 25 à 34 ans, et 12% d'entre eux se mettent à leur compte davantage par contrainte que pour un projet volontaire. Dans l'ensemble des 37 pays analysés, 37% des cas de création d'entreprise sont le fruit d'un projet volontaire.