Gestion

Pour les entrepreneurs, planifier tôt la constitution de la fortune est indispensable

Les entrepreneurs ont tout intérêt à planifier leurs finances personnelles le plus tôt possible. En Suisse, ils disposent pour cela de l’expertise et du réseau d’une gestion de fortune bien établie

Les entrepreneurs devraient se préoccuper de leurs finances personnelles dès qu’ils lancent leur activité. Le mot d’ordre est: «Le plus tôt sera le mieux.» Les banques, qui disposent d’une vaste expertise, peuvent les assister à différentes étapes: au début, lorsqu’il s’agit de lever des capitaux (les établissements financiers, avec leur activité de gestion de fortune, font alors office d’intermédiaires); plus tard, lorsque la planification financière privée est à l’ordre du jour ou lorsqu’il faut régler la succession.

En Suisse, les entrepreneurs peuvent s’appuyer sur un private banking compétent, possédant de solides connaissances spécialisées et se nourrissant d’une riche tradition. Et ils peuvent bénéficier d’un suivi très complet lors de la structuration et du développement de leurs valeurs patrimoniales grâce à une étroite collaboration entre conseillers aux entreprises et conseillers à la clientèle privée. Ils s’assurent ainsi que leurs intérêts tant professionnels que privés sont bien pris en compte. Ou plus théoriquement: les quatre masses patrimoniales – la fortune commerciale opérationnelle, la fortune holding, la fortune de prévoyance et la fortune privée – sont structurées et gérées de façon optimale, les unes en fonction des autres, compte tenu des aspects fiscaux et réglementaires.

Un vaste réseau au service des entreprises

En raison du vaste réseau dont elles font partie, les banques spécialisées dans cette activité sont des intermédiaires parfaits entre clients privés et entrepreneurs en quête de capitaux dont la solvabilité n’a pas encore été établie. De fait, du côté du private banking, les investisseurs sont constamment à la recherche de placements intéressants, mais n’ont souvent qu’une faible connaissance de ce qui se joue sur la scène des jeunes entrepreneurs. Dans ce contexte, les établissements financiers peuvent idéalement jouer le rôle d’intermédiaires. Ainsi, notre institut organise plusieurs fois par an, en collaboration avec des sociétés partenaires, des manifestations lors desquelles des entreprises en quête de capital-risque sont présentées à une centaine de personnes fortunées. La méthode est similaire lorsqu’il s’agit de régler des successions et que des fondateurs recherchent des investisseurs pour leur entreprise.

Les questions de planification financière et de prévoyance privée se posent aussi dans les premières phases du développement de l’entreprise. Compte tenu de l’évolution de la prévoyance vieillesse, il est recommandé de se faire conseiller à un stade précoce. Souvent, les créateurs d’entreprise ne cotisent que dans la partie obligatoire du deuxième pilier. Ils auraient pourtant intérêt à se constituer dès le début une fortune dans la partie surobligatoire, non seulement pour profiter d’avantages fiscaux, mais aussi pour disposer d’un patrimoine en dehors de l’entreprise. En effet, c’est là un moyen de diversifier le risque financier. Grâce à la déréglementation du pilier 2b, les épargnants sont plus libres de leur stratégie de placement. Par ailleurs, si la modification de la loi sur le libre passage (probablement à partir de 2018) supprime les garanties minimales, les banques proposeront de nouvelles offres. Il est en outre recommandé de séparer totalement les parties obligatoire et surobligatoire afin d’éviter toute perte future due à des effets de redistribution.

Le transfert dans la fortune privée doit être planifié au cas par cas

Un autre aspect à prévoir est le transfert de la fortune de l’entreprise dans la fortune privée. Cette stratégie de prélèvement doit tenir compte d’éléments fiscaux et réglementaires. Par exemple, si le Projet fiscal 2017 est adopté, l’imposition des dividendes augmentera dans la grande majorité des cantons. Les entrepreneurs doivent s’y préparer et prendre leurs dispositions. Pour analyser attentivement la situation individuelle et définir la meilleure stratégie, il est intéressant de faire appel à l’expertise d’une banque.

Lorsqu’il gère à la fois les fortunes privée et commerciale d’un entrepreneur, un établissement financier possède une transparence totale et peut ainsi mieux conseiller son client. Les conséquences d’une stratégie de prélèvement sur l’entreprise peuvent être simulées. Le résultat indique, par exemple, s’il y a un risque d’augmentation des coûts du capital du fait d’une dégradation de la solvabilité. Au demeurant, ceux-ci sont plus faibles en cas de conseil global, car la banque connaît la situation financière privée et peut s’en servir pour garantir des crédits à l’entreprise.

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