Cela fait longtemps que l'on parle de création d'entreprises en Suisse. Et si pendant longtemps l'environnement n'a guère changé, tel n'est plus le cas aujourd'hui. Petit à petit les éléments se mettent place pour favoriser ce qui est censé assurer l'avenir économique du pays. On savait déjà que le niveau de formation des hautes écoles helvétiques faisait partie de ces atouts que nombre de nations nous envient. Mais faute d'un transfert de technologie adéquat, ce potentiel d'innovation est resté très longtemps peu exploité. Faut-il le déplorer? Vu les transformations en cours, on aurait tort de s'y arrêter. Car le mouvement est en marche. Un mouvement qui réunit les acteurs indispensables au renouveau du tissu industriel.

On a déjà amplement parlé du capital-risque et des business angels qui apportent les fonds nécessaires au développement des jeunes sociétés en démarrage. Les obstacles juridiques et fiscaux ont également été discutés à Berne afin de créer des conditions-cadres favorables à la création d'entreprises. Les solutions adoptées jusqu'ici ne sont assurément pas toujours les meilleures au vu des pratiques anglo-saxonnes notamment, mais le débat est clairement posé. De plus, les nouveaux marchés, dont celui de la Bourse suisse, offrent enfin aux entreprises de pointe une source de financement potentielle et une porte de sortie pour les actionnaires de la première heure. Il manquait encore le conseil et l'accompagnement des start-up. La collaboration entre la chaire dédiée à la création d'entreprise de l'EPFL et le cabinet de révision et d'audit PricewaterhouseCoopers vient en ce sens compléter le tableau. C'est pourquoi ceux qui ont très rapidement identifié la région lémanique comme un pôle de compétences dans les technologies biomédicales ne se sont assurément pas trompés. Avec les structures qui sont en train de se mettre en place, cette vision peut très rapidement devenir réalité.

C. R.