Du raffinage de l’or à l’acide citrique

Selon les études d’Hermann Simon, il existe environ 130 «champions cachés» dans l’économie suisse. Lors de son exposé, le professeur allemand en a sélectionné une poignée, dont certaines, comme le fabricant genevois de logiciels bancaires Temenos, ne sont pourtant de loin pas des inconnus au bataillon pour qui connaît un peu le tissu économique local.

Côté alémanique, l’économiste a cité l’entreprise chimique bâloise Jungbunzlauer, qu’il décrit comme le leader dans la production d’acide citrique, présent dans des sucreries ou des boissons gazeuses, notamment. Comptant environ 900 employés, présent dans 130 pays, le groupe fondé en 1867 dit réaliser un chiffre d’affaires annuel de 600 millions d’euros.

Parmi les «perles», l’économiste allemand cite également Datamars, qui fabrique des capteurs pour animaux. Basé au Tessin, fondé il y a un quart de siècle, le groupe compte 600 employés mais ne donne pas davantage d’indications sur son chiffre d’affaires.

Metalor parmi les «perles»

Autre entreprise citée, Autoneum, qui produit des systèmes de chauffage ou d’acoustique pour des véhicules. Installé à Winterthur, le groupe figure dans une autre catégorie avec ses 10 000 employés autour du monde et son chiffre d’affaires de près de 2 milliards en 2014.

Côté romand, Hermann Simon a identifié Metalor. Spécialisée dans le raffinage de l’or, cette ancienne filiale de la Société de Banque Suisse n’a pas connu que des années faciles. Fondé en 1852, aujourd’hui leader mondial de l’affinage et de la transformation de métaux précieux, le groupe a réalisé en 2013 un bénéfice opérationnel de 70,4 millions de francs et comptait alors près de 1700 employés.