En temps de crise, les entreprises ont tendance à repousser les investissements pour diminuer les dépenses. Les divisions informatiques sont souvent les premières à voir leurs budgets se réduire. Elles doivent savoir en profiter pour repenser leur fonctionnement et définir une stratégie précise.

«Nous ne demandons pas à nos clients de dépenser leur argent chez nous en pleine crise, explique Peter van der Fluit, directeur des ventes de software au niveau mondial chez Hewlett Packard (HP). En revanche, il est important que les entreprises sachent où elles vont et qu'elles définissent une stratégie claire, surtout en ce qui concerne l'informatique. L'entreprise doit rester flexible dans l'application de sa stratégie, calculer les coûts et les retombées de chaque projet et définir ses priorités. Ainsi, si certains investissements peuvent être reportés de quelques mois, d'autres ne sauraient souffrir une décision de couper toutes les dépenses.»

Cette sélection de projets est d'autant plus importante que le report régulier d'investissements peut engendrer des coûts élevés pour les entreprises. Une fois le système informatique mis en place, les dépenses courantes sont relativement faibles.

Pas de suppressions d'emplois

Par exemple, pour réunir les différentes activités informatiques d'une entreprise de 100 employés sous un même pôle, ce qui coûte en moyenne 20 000 francs, les économies réalisées peuvent se monter à 340 000 francs en trois ans, selon une étude réalisée par HP.

Quant aux difficultés que traverse le secteur informatique, le géant HP se montre confiant. La récente fusion avec Compaq permet au groupe de bénéficier d'économies d'échelles importantes. A la différence d'autres sociétés actives dans ce domaine, comme Sun Microsystems qui a réduit ses effectifs de 10% l'année dernière (lire ci-dessous), «le groupe HP est en bonne santé, et cela grâce à notre récente restructuration», explique Peter van der Fluit. Si la crise ne se prolonge pas, HP se déclare prêt à l'affronter sans couper dans ses effectifs.