L’homme vu en «leader» doué pour l’action et fort en charisme, la femme en «assistante», dotée d’empathie et d’un sens de l’organisation: les stéréotypes ont la vie dure en entreprise, selon une étude rendue publique jeudi par l’association IMS-Entreprendre.

Selon cette enquête, menée auprès de 1200 salariés en France, l’attribution de compétences spécifiques en fonction du genre est partagée par les deux sexes et concerne 44% des managers hommes et 51% des managers femmes.

Pour ceux qui estiment qu’il y a une différence, 29% jugent qu’elle provient des gènes et 68,3% de l’environnement.

Ces stéréotypes qui «tendent à résumer le duo «manager-assistante»», provoquent «des difficultés pour les femmes à être identifiées comme leaders et à se projeter sur des postes à haute responsabilité, mais également pour les hommes, une tendance à négliger la candidature de femmes à ces postes», notent les auteurs.

Malgré ces clichés, hommes et femmes décrivent le manager «idéal» comme relevant d’un modèle androgyne, conjuguant des qualités attribuées aux deux sexes (charisme, leadership, empathie, organisation…).

L’étude a été menée dans neuf entreprises (Accor, Capgemini, Egide, Pôle emploi, Renault, Sodexo, Sogeti, TNT et Total), les salariés étant interrogés via un questionnaire ou lors d’entretiens individuels. (AFP)