Est-ce que la complexité de la réalité intéresse vraiment les ONG qui ont lancé cette initiative? Les initiants exigent que les entreprises établies en Suisse assurent le respect des droits humains et de l’environnement par toutes leurs relations économiques à l’étranger. Si ce n’est pas possible, les entreprises ne doivent plus travailler avec les pays concernés. Cela revient à mettre un embargo économique sur des pays déjà très pauvres. Est-ce la bonne solution pour faire progresser cette thématique importante? Pensez-vous que ces pays ne fassent rien pour lutter contre le travail des enfants?

Je parcours l’Afrique depuis plus de vingt ans. Je développe des projets dans la protection de la faune sauvage, dans le recyclage des déchets et dans le soutien aux paysans. Cela m’a amenée à faire de nombreuses visites sur le terrain. Chaque pays d’Afrique vit des réalités différentes, avec des contextes culturels différents et des crises différentes. Tout cela doit amener à des solutions différenciées.