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Les entreprises s’accrochent au chômage partiel

Malgré une conjoncture difficile, le taux de chômage a diminué sur le mois de mai. Un résultat encourageant pour les partisans du chômage partiel

Les entreprises s’accrochent au chômage partiel

Franc fort Les PME sont les plus touchées

Il y a deux fois plus de personnes au chômage partiel que l’année passée. C’est la tendance qui ressort des chiffres du chômage publiés mardi par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). En mars (dernières données disponibles), 5066 employés ont dû réduire leurs horaires de travail en raison de la conjoncture économique. Une augmentation de 84,8% par rapport à la même période de l’année passée. Le nombre d’entreprises ayant eu recours à de telles mesures, majoritairement des PME, est passé de 250 à 519, pour un total de 295 818 heures de travail perdues.

«C’est principalement les secteurs tournés vers l’exportation comme l’industrie métallurgique et l’électronique ou l’hôtellerie qui ont recours au chômage partiel», rappelle Antje Baertschi, porte-parole du Seco. Après l’abandon du taux plancher par la BNS, le Département de l’économie a donné la possibilité aux employeurs en difficulté d’invoquer le franc fort pour éviter de procéder à des licenciements.

Amélioration de l’emploi

Signe encourageant: le chômage est en recul sur le mois de mai. Il y a 4782 chômeurs inscrits de moins par rapport au mois précédent. Une diminution de 3,3 à 3,2% du taux de chômage, malgré une conjoncture difficile. Autre note positive: le baromètre Manpower de l’emploi affiche de bonnes prévisions pour le troisième trimestre. Les perspectives d’embauche dans la construction sont, par exemple, particulièrement optimistes.

Mais l’industrie suisse reste inquiète. La faîtière Employés Suisse souhaiterait encore optimiser le recours au chômage partiel: «Le Conseil fédéral doit montrer qu’il veut soutenir le secteur. Nous n’avons pour l’instant rien vu de très concret. Nous espérons qu’il prolongera la durée d’indemnisation possible de 12 à 18 mois. Cela permettrait de sauvegarder des emplois. Il y a une tendance réelle à la désindustrialisation», prévient son directeur Stefan Studer. Le Seco ne prévoit, à ce jour, aucune prolongation.

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