Les résultats semestriels des entreprises seront mauvais. Pas de surprise de ce côté-là, au terme d’un deuxième trimestre 2020 marqué par les restrictions visant à lutter contre le Covid-19. «On sait que c’est une période pour rien», balaie Tomasz Grzelak, de VP Bank, alors que la saison des bilans s’amorce, avec une première salve prévue mardi pour les sociétés suisses, notamment Novartis, SGS et UBS.

Plus problématique, la reprise n’aura vraisemblablement pas la forme tant espérée d’un V. Scénario privilégié jusqu’à récemment par de nombreux observateurs, la possibilité d’un rapide rebond qu’évoque le dessin de cette lettre de l’alphabet s’estompe.