Comment l'Europe vit-elle les Etats-Unis de Donald Trump? Alors qu'une élection majeure se déroulera le 3 novembre, nous consacrons une série d’articles à cette Amérique qui fascine toujours, qui trouble ou qui dérange.

Retrouvez au fur et à mesure les articles de cette collection

Ne pas être dans le paradis des opportunités? Martin Naville, directeur de la Chambre de commerce Suisse-Etats-Unis, estime que tous les grands groupes suisses y sont «plus présents aujourd’hui que jamais», avec une hausse de 41% des investissements directs en cinq ans. Au chapitre des absents, il ne peut mentionner que les tentatives avortées de Rivella il y a quinze ans et de Hiestand il y a une décennie. «Les Etats-Unis, avec leurs 330 millions de consommateurs, sont trop importants pour ne pas figurer sur la carte des grands groupes», ajoute-t-il.

La liste des absents suisses n’est pas aisée à dénicher. Il est vrai, comme en convient Martin Naville, que «l’on ne peut investir aux Etats-Unis qu’en connaissant les spécificités et les coutumes locales». Le risque juridique est souvent évoqué par les analystes financiers. Les amendes infligées aux grandes banques et leurs coûteuses acquisitions sont dans toutes les mémoires. Car il ne suffit pas d’être sur le plus grand marché du monde pour y gagner de l’argent.