Compétitivité

Les entreprises suisses n’aiment pas le risque

La Suisse perd une place au classement 2019 de la compétitivité établi par le World Economic Forum, se positionnant cinquième sur 141 pays observés. Le manque de dynamisme de ses entreprises est l’une des raisons de ce recul

Après avoir perdu la première place en 2018, la Suisse recule encore d’un rang au classement 2019 de la compétitivité du World Economic Forum (WEF) publié mardi. Elle se positionne à la cinquième place sur 141 pays observés. La plus haute marche du podium, occupée de 2009 à 2018 par la Suisse, revient à Singapour qui détrône les Etats-Unis.

La perte de la pole position par la Suisse l’année dernière s’expliquait par une refonte de la méthodologie du rapport. «Nous avons pris en compte certains aspects moins tangibles, comme le rapport au risque, ce qui contribue à expliquer pourquoi la Suisse n’est plus première, précise Thierry Geiger, un des auteurs du rapport et responsable de la recherche au WEF. Il est impossible de comparer ces deux méthodologies. L’indice aujourd’hui est vraiment différent de celui d’avant 2018.»