Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Le centre de données d'Equinix à Genève.
© Ralph Dinkel

Technologie

Equinix investit 69 millions de francs dans de nouveaux centres de données en Suisse

La société américaine augmentera ses capacités à Zurich. Elle imite ainsi Microsoft et Google qui se déploient aussi en Suisse

La Suisse devient un aimant pour les centres de données, ces gigantesques halles remplies de serveurs informatiques. Ce mercredi, Equinix annonce la construction d'une extension de ses «datacenters» dans la région zurichoise, une extension devisée à 70 millions de dollars (69,3 millions de francs), dont 51 millions pour le bâtiment seul. Le groupe américain imite ainsi Microsoft et Google, qui ont récemment fait des annonces similaires.

Equinix est présent en Suisse depuis 2007 et n’a cessé depuis de s’étendre en construisant des centres de données à Zurich – ils sont déjà quatre à être opérationnels – et à Genève – où deux sont en activité. Selon le site de référence Data Center Map, il y aurait actuellement au total 76 centres de données en Suisse. Equinix, basée à Redwood City, en Californie, est l’un des pionniers pour les centres de données en Suisse. Au total, le groupe, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de dollars en 2017, possède aujourd’hui 200 centres dans 24 pays.

Lire aussi: Microsoft mise sur la Suisse pour les données de ses clients

Plus de 7000 m2

L'extension du centre de données de Zurich, baptisée ZH5.3, aura une superficie de 7500 mètres carrés. Les travaux doivent commencer en mai et s’achever lors du premier trimestre 2019. Ce sera la plus grande installation d’Equinix en Suisse et l’un des plus grands centres du pays, affirme la société. Pourquoi cette expansion en Suisse? «Nous sommes très présents sur le marché des multinationales et leur demande en connectivité, que ce soit depuis la région genevoise ou zurichoise, ne cesse de croître, affirme Brian Lillie, responsable des produits chez Equinix. Non seulement nous leur fournissons l’ensemble des services «cloud», mais en plus nous servons de plateforme entre ces sociétés et les opérateurs télécoms.»

Moins de 30 milisecondes

Equinix se positionne ainsi comme un hub entre entreprises et spécialistes de l’accès à internet – ils sont aujourd’hui plus de 90 à proposer leurs services via la société américaine. Une importante banque suisse internationale, qu’Equinix ne souhaite pas nommer, utilise par exemple ses plateformes pour être reliée à Swisscom et ensuite à d’autres opérateurs actifs au niveau mondial.

Lire aussi: Google ouvrira un centre de données en Suisse

Le groupe, qui compte notamment l’opérateur de la bourse suisse SIX Swiss Exchange comme client, se targue de pouvoir joindre toutes les villes en Europe en moins de 30 millisecondes depuis ses centres de Genève et Zurich. «La vitesse est devenue très importante, que ce soit pour des banques ou des entreprises qui ne sont pas actives dans le domaine financier», poursuit Brian Lillie.

Nouveaux concurrents

Comment le groupe perçoit-il la nouvelle concurrence de Microsoft, qui ouvrira deux centres de données début 2019 à Genève et Zurich, et de Google, qui fera de même à Zurich? «En réalité, ces fournisseurs de services «cloud» ne sont pas que des concurrents, affirme le responsable d’Equinix. Ce sont aussi des partenaires, car de nombreuses sociétés nous demandent de les connecter, sur nos plateformes, avec Amazon, Google ou Microsoft. Nous sommes une sorte de centre commercial du «cloud»: les sociétés passent par nous pour être reliées à certains prestataires.» Cela permet d’éviter, pour les clients, de passer par l’internet public, ce qui permet, selon Equinix, une connexion plus rapide et plus sûre.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)