La valse des fusions et des rachats dans le secteur financier britannique se poursuit. Après le rachat de Woolwich par Barclays, celui de Scottish Provident par Abbey National et surtout les grandes batailles autour de National Westiminster Bank (arrachée par Royal Bank of Scotland) et de Abbey National convoitée en ce moment par la Lloyds TDB, c'est au tour de Halifax de jeter son dévolu sur Equitable Life. Toute la question aujourd'hui est de savoir si l'autre prétendant de la plus ancienne mutuelle d'assurance vie du monde, GE Capital, la branche financière de General Electric, surenchérira. Selon les informations de l'édition en ligne du Financial Times, cela pourrait bien être le cas ces prochains jours. Pour l'heure, Halifax, qui s'est tenu à l'écart des grands mouvements de concentration, propose 1 milliard de livres (2,41 milliards de francs suisses) pour mettre la main sur les 400 salariés d'Equitable Life. 500 millions seraient versés en cash, dont la moitié conditionnée aux résultats de la société en 2003 et 2004. Au terme de l'opération, Halifax, qui diminuerait ainsi sa dépendance aux crédits immobiliers, doublerait ses fonds en gestion à 64 milliards de livres. Equitable Life s'est mise en vente après que la Chambre des lords eut rendu une décision qui lui portait préjudice. La plus haute juridiction du pays avait en effet exigé l'été dernier que la société d'assurance vie verse des intérêts annuels aux 90 000 détenteurs de police d'assurance à annuité garantie, soit 1,5 milliard de livres, alors qu'Equitable Life est évaluée au total à 3 milliards de livres. Ces polices promettant des rendements garantis avaient été accordées dans les années 70 et 80 lorsque les taux d'intérêt étaient élevés. Mais elles étaient devenues depuis très difficiles à honorer.