Finance

Equivalence boursière: la Confédération active sa riposte

En raison de l’absence d’avancées avec Bruxelles, Berne a annoncé jeudi soir l’activation de la mesure visant à protéger l’infrastructure suisse de négoces de valeurs

Les places européennes admettant le négoce de titres suisses devront dès le mois de juillet obtenir une reconnaissance, a indiqué jeudi soir le Département fédéral des finances. «Nous espérons qu’il s’agit d’une solution temporaire», a déclaré dans la foulée Ignazio Cassis sur les ondes de la SRF, selon Reuters. Le conseiller fédéral chargé des Affaires étrangères a indiqué que le conflit diplomatique avec le plus grand partenaire commercial de la Suisse avait été provoqué par une série de malentendus.

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«Dans l’Union européenne, on a l’impression [que la Suisse] joue la montre. En Suisse, nous savons que nous ne le faisons pas pour gagner du temps. Mais nous avons besoin de temps, car notre structure politique est différente et nous ne pouvons pas simplement décider seul au gouvernement, c’est tout», a encore déclaré Ignazio Cassis.

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Concrètement, l’autorité fédérale a procédé jeudi à l’actualisation de «la liste des juridictions qui soumettent leurs participants au marché à des règles restreignant la négociation», selon un communiqué publié jeudi par le Département fédéral des finances (DFF). Les plateformes de négoce ayant leur siège dans l’Union européenne se voient ainsi interdire «de proposer ou de permettre la négociation de certains titres de participation de sociétés ayant leur siège en Suisse», et ce à dater du lundi 1er  juillet.

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Eviter une perte de liquidité

«La mise en œuvre de la mesure sera accompagnée et surveillée de près par les autorités suisses», prévient par ailleurs le DFF. La décision suisse est destinée à prévenir une perte soudaine de liquidité à la bourse de Zurich, la quatrième place financière européenne, précise pour sa part l’agence Bloomberg.

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Berne et Bruxelles sont en désaccord sur un accord-cadre négocié depuis des années. L’Union européenne a de son côté lié la prolongation de l’équivalence boursière à la conclusion de cet accord. 

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