C’est peut-être le scandale de trop pour NSO. Depuis des mois, la société israélienne est sous le feu des critiques pour l’utilisation faite de son logiciel espion Pegasus, capable d’infiltrer presque n’importe quel téléphone. Jusqu’à présent, ce sont surtout des militants défenseurs des droits humains, des opposants politiques voire des journalistes qui ont été visés par ce programme sophistiqué. Mais comme l’ont révélé vendredi soir Reuters et le Wall Street Journal, des diplomates américains ont eux aussi été victimes de Pegasus. C’est Apple qui les a alertés – on ne sait pas comment la multinationale a détecté que ces iPhone avaient été infectés. Néanmoins, Amnesty International avait publié en open source un outil pour détecter une infection par Pegasus.