Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé pendant l’automne de 5,7% en rythme annuel par rapport aux trois mois d’été, selon la première estimation du département du Commerce publiées vendredi. Cette croissance permet au pays de redresser la barre à la fin d’une année commencée en catastrophe.

C’est le taux le plus fort relevé dans le pays depuis l’été 2003, et c’est bien plus que ne le prévoyaient les analystes, qui attendaient une hausse du PIB de 4,7%, selon leur consensus médian. Au troisième trimestre, qui avait marqué le retour de l’économie à la croissance après un an de chute ininterrompue de l’activité, le PIB avait progressé de 2,2%.

La vigueur de la croissance de l’automne a néanmoins été soutenue de manière artificielle par le ralentissement des déstockages des entreprises, qui a assuré près de 60% de la progression du produit intérieur brut (3,39 points de pourcentage). Les ventes finales, elles, n’ont augmenté que de 2,2% en rythme annuel, ce qui marque tout de même une amélioration notable de la demande par rapport au trimestre précédent où les ventes n’avaient augmenté que de 1,5%.

La consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance du pays, a ralenti sa hausse à 2,0% en rythme annuel (contre 2,8% au trimestre précédent), n’apportant que 1,44 point de croissance. La croissance des trois derniers mois de l’année montre le chemin parcouru par l’économie américaine par rapport au premier trimestre, où le PIB, alors en chute libre, s’effondrait de 6,4%, au plus fort de la récession la pire qu’aient connu les Etats-Unis en plus d’un demi-siècle.

Témoignant de l’ampleur de la crise traversée par le pays, le PIB américain a chuté de 2,4% sur l’ensemble de l’année 2009. C’est le recul le plus fort de l’activité recensé depuis 1946.