C’est un phénomène qui ne laisse pas les économistes indifférents. Le 22 mars dernier, la courbe des taux de rendement obligataire s’est inversée aux Etats-Unis, une première depuis 2007. «Ainsi, les taux d’intérêt à trois mois ont dépassé les taux à dix ans alors que logiquement les investisseurs réclament une rentabilité plus élevée sur les placements à long terme car plus risqués liés notamment à l’inflation», explique Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud Asset Management (MAM) à Genève. «Mais alors que les précédentes inversions de la courbe des taux se sont traduites en récession aux Etats-Unis, nous n’en anticipons pas sur les dix-huit prochains mois.»