Les Etats-Unis sont bel et bien de retour sur la scène internationale. Et de la plus fracassante des manières. Janet Yellen a annoncé le 5 avril dernier que l’administration Biden ne veut rien de moins qu’une fiscalité internationale des entreprises harmonisée. «C’est une vraie révolution fiscale qui est sur la table», selon le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Car c’est bien un virage à 180° que propose la première puissance économique mondiale: sur les 37 membres de l’OCDE, le «club» des pays développés, 24 ont réduit leur taux d’imposition des sociétés depuis 2008. Sept seulement l'ont augmenté, détaille Bloomberg. La «concurrence fiscale destructrice ne prendra fin que lorsque suffisamment de grandes économies cesseront de réduire [les impôts] et auront accepté un impôt minimum mondial», a martelé de son côté Janet Yellen.