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Justice

Etats-Unis: une «class action» recevable contre la reconnaissance faciale de Facebook

Les plaignants, des utilisateurs de l’Illinois, accusent le réseau social américain de collecte illégale de données privées d’utilisateurs via une fonctionnalité lancée en 2010

Un juge américain a déclaré lundi recevable la demande de plainte en nom collectif («class action») contre Facebook et son système de reconnaissance faciale. Les plaignants accusent le réseau social américain de collecte illégale de données privées d’utilisateurs.

Le litige concerne une fonctionnalité, lancée par Facebook en 2010, qui suggère des noms d’utilisateurs à identifier sur les photographies qui ont été publiées sur le réseau social. Un outil permet ensuite d’identifier automatiquement les personnes figurant sur les clichés publiés sur son réseau.

Un juge de San Francisco avait déjà rejeté en 2016 un recours de Facebook contre cette plainte d’utilisateurs de l’Illinois. Cette fois, le magistrat a accepté en outre de qualifier désormais la plainte en «class action», selon la décision consultée par l’AFP. Les allégations des plaignants sont «suffisamment homogènes pour permettre une juste et efficace résolution sur une base collective», a écrit le juge.

 

Lire aussi: Facebook: «Est-ce bien vous?»

La «class action» concerne «les utilisateurs de Facebook situés dans l’Illinois pour lesquels Facebook a créé et conservé (des profils types répertoriant les caractères géométriques de leurs visages) après le 7 juin 2011», est-il précisé. La justice a néanmoins refusé que la plainte collective concerne tous les usagers de cet Etat apparaissant dans une photographie sur Facebook.

Des craintes émises en Europe

La fonctionnalité contestée repose sur un programme de reconnaissance faciale qui scanne les photographies du réseau social, où des personnes sont déjà identifiées, afin de constituer des sortes de profils répertoriant des caractères géométriques du visage propres à chaque individu. Ces profils sont ensuite comparés aux nouveaux clichés mis en ligne pour proposer des identifications.

Pour les plaignants, cela se fait à l’insu des utilisateurs. «Nous sommes en train d’examiner la décision. Nous continuons à penser que l’affaire est sans fondement et nous nous défendrons vigoureusement», a indiqué une porte-parole de Facebook.

L’outil de reconnaissance faciale de Facebook avait déjà suscité des craintes quant au respect de la vie privée des utilisateurs en Europe, à la suite desquelles le groupe en avait suspendu l’utilisation en 2012.

Lire aussi: Données personnelles: Facebook pointé du doigt dans l’affaire Cambridge Analytica

Le groupe est par ailleurs embourbé depuis mi-mars dans un scandale retentissant lié à la fuite de données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs à leur insu vers la firme britannique Cambridge Analytica.

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