Pour Dominique Biedermann, directeur d’Ethos qui regroupe quelque 80 membres investisseurs, essentiellement des caisses de pension, il faut maintenant que «le conseil d’administration de l’UBS reconsidère sa décision» de ne pas citer les anciens dirigeants en justice, selon le communiqué publié mercredi soir.

«Par cette démarche, il montrera clairement qu’il se distancie des agissements de ses prédécesseurs», selon M. Biedermann pour qui il s’agit aussi «d’une étape nécessaire pour regagner l’indispensable confiance des clients et des actionnaires pour garantir le retour au succès de l’UBS».

Le PS salue un «signal politique clair» Le socialiste Alain Berset a applaudi mercredi sur les ondes de la Radio suisse romande (RSR) le refus de la décharge aux anciens responsables de l’UBS comme un «signal très positif». «On se donne les moyens de faire la lumière», a-t-il ajouté.

«Cela montre qu’on ne peut pas faire n’importe quoi et en sortir blanchi», a affirmé le conseiller aux Etats fribourgeois à propos du «carton rouge» des actionnaires aux ex-dirigeants de l’UBS pour l’exercice 2007.