Bien que Novartis ait annoncé une baisse des montants distribués à la direction générale, son programme des bonus reste contesté par la fondation Ethos. Cette dernière en recommande le rejet lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires , qui se tiendra le 22 février prochain.

La rémunération variable de la direction est trop élevée par rapport aux salaires fixes, a indiqué vendredi la fondation qui promeut les règles de bonne gouvernance d’entreprise. De plus, une trop grande part de la rémunération variable récompense la performance d’une seule année contre une trop petite part sur plusieurs années.

Le rapport de rémunération mentionne les montants selon leurs valeurs fiscales et non leurs valeurs de marchés, d’où une sous- estimation des montants. De plus, la plupart des plans ne sont pas assez bien décrits pour permettre de vérifier le lien entre la rémunération reçue et la réalisation des objectifs.

Cette recommandation de vote survient alors qu’UBS reporte d’une semaine, au 16 février, l’annonce de la distribution des rémunérations variables de ses employés. A l’origine, celle-ci aurait dû avoir lieu le 9 février. Selon le Wall Street Journal, la banque se préoccupe des tentations de certains de ses salariés de la quitter. Les montants en jeu seraient insuffisants pour retenir les plus pointus d’entre eux. UBS n’a pas souhaité faire de commentaires.

A la fin de l’an dernier, la grande banque avait dû amender son système de distribution des rémunérations variables sous la pression de la Finma. Le plan envisagé n’alignait pas suffisamment les rémunérations sur les risques pris.