Par cette étude, la Fondation Ethos souligne que la transparence des sociétés suisses progresse à un rythme lent depuis quatre ans. Notamment au niveau de la politique de rémunération des membres exécutifs. De ce fait, Ethos n'a pu constater de tendance significative entre la performance des sociétés et les rémunérations des membres des instances dirigeantes. Il n'existe pas non plus de standardisation, ce qui rend les comparaisons impossibles. Un exemple: certaines sociétés publient dans leur rapport annuel des bonus d'une année avec les salaires de l'exercice suivant. Pour améliorer la situation, la fondation genevoise émet trois recommandations:

- Le niveau de transparence des plus grandes sociétés suisses cotées ne dépasse pas le minimum requis par la Directive de la Bourse suisse relative aux pratiques de bonnes gouvernances et entrée en vigueur en 2002. Ce niveau étant inférieur aux standards internationaux, Ethos recommande une amélioration de la communication.

- Aucune tendance n'a pu être vérifiée entre la rémunération des instances dirigeantes et la performance des sociétés. De ce fait, Ethos demande aux firmes de renforcer ce lien afin d'aligner les intérêts des actionnaires avec ceux des dirigeants.

- En Suisse, les rémunérations du conseil d'administration et de la direction générale sont définies et approuvés par les administrateurs eux-mêmes. A l'avenir, la fondation souhaite que, lors de l'Assemblée générale, les actionnaires votent de manière consultative sur la politique de rémunération des instances dirigeantes des sociétés cotées. Une telle pratique est recommandée par l'OCDE, dont la Suisse est membre. Elle apporte des résultats probants dans plusieurs pays européens comme la Grande-Bretagne et la Suède.

L'étude complète peut être obtenue sur le site: http://www.ethosfund.ch