Les étudiants suisses ont aussi leurs bourses d'emplois sur le réseau

L'Université de Genève proposera quelque 4500 offres de placement chaque année.

Trouver un job sur le réseau lnternet? C'est possible pour les étudiants aussi, via les services de placement des hautes écoles. Les Genevois peuvent ainsi butiner sur le serveur de l'académie les offres qu'elle présente, avant d'aller y déposer leur postulation. A Lausanne, ce sera possible dans quelques mois.

Au bureau de placement de l'Université de Genève, on propose quelque 4500 offres d'emploi aux étudiants chaque année. Qui vont du baby-sitting durant une soirée seulement à la proposition de travail ferme. Ces appels viennent des entreprises elles-mêmes, qui contactent le Bureau de placement en spécifiant leurs besoins. Jusqu'alors, les offres étaient inscrites sur des fiches en carton et exposées dans les locaux du service, à la vue des étudiants en quête d'un petit job.

Depuis sept mois, les annonces sont également glissées sur le serveur de l'Université, dans une rubrique ad hoc. Cependant, les étudiants doivent toujours se présenter au bureau s'ils sont intéressés: "Nous voulons les voir, vérifier que le profil corresponde, confirmer leur immatriculation... Le service en ligne ne remplace pas le contact personnel", explique Janine Steiner, cheffe du Bureau de placement. Qui tient aussi à ce que les entreprises passent par ses employés avant d'insérer leurs offres sur le site: "Nos prestations sont globales, nous ne voudrions pas voir des annonces injectées directement sur le réseau". D'autant que les offres disponibles sur le Web sont triées: "Il est inutile d'y placer une proposition trop précise", comme un gardiennage ou un remplacement de très courte durée. Pour figurer sur le serveur, une annonce doit porter sur un travail d'environ trois semaines ou un mois, "sinon, ça ne vaut pas la peine".

A Lausanne, le service d'orientation de l'Université propose plus d'un millier d'offres aux étudiants chaque année. Actuellement, elles demeurent affichées en permanence au bâtiment de l'administration, le RA. Mais la voie électronique devrait être investie "d'ici la fin de l'année", assure Roselba Signorello, employée au service des affaires socioculturelles. Le projet est en cours de réalisation, bien qu'il ait été retardé par "d'autres priorités plus urgentes", comme les problèmes liés à la mobilité européenne Cependant, les services universitaires restent convaincus de l'intérêt du Web pour le placement et les petits jobs: "Beaucoup d'étudiants passent chaque jour au service. Une consultation en ligne leur éviterait ce détour et déchargerait un peu les secrétaires".

Comme leurs homologues genevois, les Lausannois considèrent néanmoins que les employeurs transiteront toujours par le service, "une question d'organisation générale". D'autant que les responsables des ressources humaines doivent parfois détailler davantage leurs propositions lorsqu'ils cherchent des étudiants, par exemple pour les horaires.

Reste que la voie électronique ne provoque pas d'embouteillages sur les inforoutes. A Genève, on observe que les offres en lignes sont peu consultées, et que très peu de demandes d'information ou de mails proviennent des étudiants. "Ce n'est pas encore dans les mœurs", estime Janine Steiner. Qui s'attend, comme sa collègue lausannoise, à une ruée imminente - très réelle, celle-là - à quelques semaines de la fin du semestre, dès le mois de mai environ, entreprises comme étudiants déferlent dans les bureaux de placements pour les petits jobs d'été. Internet ou pas, les saisons commandent.

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