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Le coût réel des erreurs de recrutement est plus élevé qu’on ne le croit généralement.
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Carrières

Comment éviter les mauvais recrutements: 5 signes importants à contrôler

CHRONIQUE. Plus les talents sont rares, plus le risque d’un mauvais recrutement est grand

Recruter des collaborateurs qualifiés et fiables est un défi. D’autant plus si le marché du travail est bien portant. La Suisse affiche son plus bas taux de chômage en 10 ans (2,4%) et le nombre d’offres d’emploi publiées a atteint en août un nouveau record, avec une hausse mensuelle de 3,8%, selon le Swiss Job Index de Michael Page. La croissance pour les spécialistes en technologies de l’information (IT), ventes et logistique et transport a été trois fois supérieure à la moyenne nationale. Plus les talents sont rares, plus le risque d’un mauvais recrutement est grand. Malheureusement, repérer un mauvais recrutement n’est pas toujours facile.

Voilà cinq signes importants à contrôler lors de votre prochain recrutement.

1. Pas de références

Si le candidat n’a pas listé de références dans son curriculum vitae, cela peut indiquer un problème. L’absence de références de supérieurs précédents peut signifier un éventuel souci de personne ou de productivité avec l’ancien employeur.

2. Fréquents changements de poste

Un changement récurrent, tous les trois à six mois, ou moins, d’emploi à temps plein peut être le signe d’un manque d’engagement ou d’un problème de performance du candidat. Dans des domaines plus techniques, IT par exemple, cela peut traduire une difficulté à mener à bien des projets complexes.

3. Abandon d’un projet majeur avant sa finalisation

Un candidat qui indique avoir volontairement quitté un employeur en cours de projet, avant d’avoir pu fournir un résultat qui lui aurait donné de la visibilité, peut avoir des soucis de gestion de la pression ou des conflits. Cela peut s’avérer problématique, en particulier dans les domaines techniques (tels qu’IT, ingénierie, construction).

4. Périodes vides dans le CV

Un CV indiquant une absence d’emploi durant six mois peut être un signe d’alerte – surtout s’il s’agit d’un schéma récurrent. Il est toutefois important d’en chercher l’explication. Il pourrait par exemple s’agir d’un candidat performant dans son poste, mais qui a été touché par des restrictions budgétaires ou une délocalisation. Il peut alors avoir reçu de confortables indemnités de départ et fait le choix de consacrer un certain temps à sa famille ou aux voyages – ce n’est alors pas un signe d’alerte.

5. Un accent mis sur le salaire

Même dans un marché porteur, la prudence est de mise avec les candidats s’informant du salaire en début d’entretien. C’est un signe qu’ils n’ont pas pris le temps d’évaluer s’ils sont vraiment faits pour le poste et qu’ils ne laissent pas le temps à l’interlocuteur de «vendre» sa valeur.

Le coût réel des erreurs de recrutement est plus élevé qu’on ne le croit généralement. Tony Hsieh, directeur général de Zappos, aux Etats-Unis, estimait un jour qu’elles avaient coûté «largement plus de 100 millions de dollars» à son entreprise – les mauvais recrutements initiaux ayant eu un effet domino sur le moral des collaborateurs et ancré des pratiques professionnelles sous-optimales. Il est en conséquence primordial que les recruteurs aient une idée claire de ce qu’ils attendant d’un collaborateur et soient prêts à faire des sacrifices pour s’attacher les meilleurs candidats, par exemple être flexibles quant au lieu de travail, fournir des possibilités de travail à distance, ou même de s’accorder sur une période d’intérim qui laisse à chaque partie le temps de s’assurer de faire le bon choix.

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