Un sondage, une conférence de presse et le lancement d’une pétition: jeudi, le lobby pro-5G est passé à l’offensive. Exaspérés tant par les arguments avancés par les opposants à cette technologie que par la stratégie du Conseil fédéral, les partisans de la 5G ont plaidé avec vigueur pour leur cause. Car pour les milieux économiques, il y a urgence: si les milieux politiques n’agissent pas rapidement, la Suisse en paiera bientôt le prix.

Durant trente-neuf minutes chrono, l’organisation Chance 5G a déroulé jeudi, lors d’une conférence de presse vidéo, son argumentaire. Ce lobby a été créé à la base par Swisscom, Salt et Sunrise, notamment appuyés par leurs équipementiers Ericsson et Cellnex. S’y sont notamment joints Economiesuisse, SwissMem, le Centre patronal ou encore l’USAM, alors que les services de l’agence de communication Furrerhugi ont aussi été sollicités. Et la coprésidente de Chance 5G n’est autre qu’Isabelle Chevalley, conseillère nationale vert’libérale vaudoise et aussi très active, ces jours, contre l’initiative sur les multinationales responsables.