C’était la faillite, ou se voir imposer la fermeture de sa crèche à Genève: «J’ai décidé de me battre, quitte à aller devant les tribunaux», tranche Kristina Babina. La fondatrice de la chaîne de crèches romandes TotUp conteste l’obligation cantonale d’adopter pour son personnel les mêmes conditions de travail que celles qui ont cours dans les institutions publiques. Une décision entrée en force l’an dernier, après une période transitoire de deux ans. Elle frappe toutes les crèches genevoises, y compris celles qui ne touchent pas de subventions, et menace aujourd’hui l’existence de certaines d’entre elles. De quoi exacerber les tensions dans un canton où il manque quelque 3200 places d’accueil, poussant l’exécutif à exiger le mois dernier la création de 2800 places dans la décennie à venir.

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