Malgré une pression fiscale élevée en comparaison suisse, l’Arc lémanique fait figure de véritable eldorado pour les sociétés étrangères. Pour préserver leur attrait, Genève et Vaud octroient de nombreuses exonérations fiscales au cas par cas pour les entreprises qui s’installent sur leur territoire. Cette approche atteint toutefois ses limites, alors que l’Union européenne remet toujours plus en question les modes d’imposition spécifiques comme les sociétés holdings ou de domicile. BAK Basel a raison de mettre en évidence les risques encourus par les cantons où la charge fiscale varie fortement entre les sociétés normalement imposées et celles qui bénéficient d’un traitement préférentiel. La réforme mise en place à Neuchâtel, qui consiste à unifier les taux d’imposition pour toutes les entreprises, a le mérite de clarifier la situation et d’offrir à terme une meilleure visibilité pour les sociétés.