Le paysage est lunaire. Des tas de calcaire et de sable gris-jaune sont juchés sous une falaise et un téléphérique à l’arrêt ce lundi 22 février. On extrait les richesses du sol, comme on l’imagine dans des contrées reculées, sauf qu’au loin on voit le Jet d’eau de Genève. Des tirs de mine permettent à des pelles mécaniques, qu’on devine sur les flancs de la montagne, d’extraire les granulats aux quatre coins de la carrière, un site de 57 hectares en France, sur les flancs d’une montagne, le Salève, à un jet de pierre de Genève.

Des chargeuses, des installations de concassage et des cribles mobiles traitent la roche, des camions entrent et sortent en permanence. Ils arrivent vides, remplis de matériel à recycler ou d’une terre qui doit servir à renaturaliser les lieux, et sortent avec de la grave concassée, du sable ou du gravier à béton. Une marchandise qu’ils acheminent dans un rayon de 14 kilomètres tout au plus, selon les exploitants des Carrières du Salève Sàrl, une société française liant deux maisons familiales: Chavaz Père & Fils et Descombes Père & Fils.